On a failli tout arrêter. Voici ce qu’il s’est passé.

Cet article est la version publique d'un email envoyé à notre communauté en avril 2026. Si vous souhaitez recevoir nos prochaines lettres, inscrivez-vous ici.

Il y a des emails qu'on repousse pendant des mois parce qu'on ne sait pas comment les écrire. Celui-ci en fait partie. Et pour celui-ci, c'est moi, Céline, fondatrice de Bihotz, qui vous écris.

Depuis le début de Bihotz, nous vous avons toujours parlé de matières, d'ateliers et de valeurs. Mais il y a une partie de notre histoire que nous ne vous avons jamais racontée. Celle de ces derniers mois.

Celle qui va répondre à ces questions : pourquoi vos sacs préférés sont en rupture depuis des semaines, pourquoi nous sommes devenus plus silencieux sur les réseaux, et pourquoi il n'y aura probablement pas de collection printemps cette année.

 

Tout a commencé en octobre 2024

À ce moment-là, tout allait bien pour Bihotz. Mieux que bien, même. Nous venions de commander auprès de notre atelier la plus grosse production depuis nos débuts. Notre premier pop-up parisien devait ouvrir ses portes dans le Marais pour tout le mois de décembre.

Après 5 ans à exister uniquement en ligne, nous avions travaillé pendant des mois pour enfin vous accueillir dans un univers à l'image de Bihotz. Un investissement considérable, mais nous y croyions tellement.

Et puis du jour au lendemain, notre atelier historique de Graulhet, celui qui fabriquait nos sacs depuis plus de cinq ans, nous a annoncé qu'il fermait définitivement ses portes, la veille du début de notre production. Plus d'atelier, plus de production, un pop-up que nous n'avons pas pu assurer, et surtout plus aucun sac à proposer pour la période de Noël, la plus importante de l'année.

Les dernières heures à Graulhet.
Cinq ans de matières, d'accessoires et de souvenirs à vider, le cœur lourd.

Tout s'est arrêté d'un coup : Noël, le pop-up, et tout ce que nous avions prévu pour voir plus grand en 2025.

 

La suite

En urgence, nous avons trouvé deux ateliers pour nous accompagner. Le premier a très vite montré ses limites. Le second semblait être une solution, puis, mois après mois, tout s'est dégradé. Nous avons vécu des défauts de production qui ne passaient pas notre contrôle qualité, des retards à répétition qui nous laissaient sans réassort pour vous satisfaire, et de nombreuses promesses de leur part jamais tenues.

Nous avons passé des journées entières sur place, à former, à ajuster, à essayer de reconstruire quelque chose. En vain.

Et peu à peu, une question s'est installée. À quoi bon continuer à créer, si nous ne pouvions plus produire ?

 

À l'été 2025,
j'étais prête à tout arrêter.

 

L'appel

Puis il y a eu cet appel que je n'attendais plus.

Un ancien artisan de notre atelier français historique reprenait l'atelier, accompagné des mêmes artisans qui avaient fabriqué nos sacs pendant toutes ces années. Ceux qui n'avaient rien oublié. Ni les gestes, ni les matières, ni les exigences.

Depuis novembre 2025, nous sommes revenus là où tout a commencé.

Les mêmes mains, les mêmes gestes. Retrouvés.

Retrouver un travail impeccable, des échanges constructifs, une équipe qu'on adore, est une vraie sérénité. Nous sommes pleins de projets, pleins d'envie pour la suite de Bihotz.

 

Ce que ces 18 mois ont laissé

Ces 18 mois nous ont profondément fragilisés. Des productions entières à refaire ou impossibles à vendre, des matières premières perdues, des mois sans rien à vous proposer. Des dizaines de milliers d'euros engloutis en dix-huit mois de crise. Notre trésorerie ne tient plus.

Et pourtant, Bihotz n'a jamais été autant attendu. Quand nous avons réussi, malgré tout, à lancer notre première collection de chaussures, vous l'avez accueillie avec un enthousiasme qui nous a énormément touchés. Chaque jour, nous recevons des emails pour savoir quand tel ou tel sac sera de nouveau disponible. Vous êtes aujourd'hui des centaines à vous être inscrits aux alertes de retour en stock.

Bihotz ne ferme pas. Nous nous battons tous les jours pour faire face à cette situation que l'on espère temporaire.

Mais la demande est là, et nous n'avons plus les moyens d'y répondre. Notre collection de chaussures du printemps, dont les prototypes avaient pourtant été validés, ne verra probablement pas le jour. Et de nouveaux modèles de sacs, déjà dessinés, attendent dans un tiroir. Tout est là. Il ne manque que la trésorerie pour les produire.

 

Repartir autrement

Alors nous avons fait un choix. Repartir autrement. Plus justement.

Relancer la production de vos pièces préférées sous forme de pré-commandes. Et chaque pré-commande nous permettra de financer directement cette relance.

Vos pièces préférées, bientôt de retour.

La livraison est prévue fin mai. C'est long, nous le savons. Mais c'est le temps qu'il faut pour retrouver de la trésorerie et produire dans les bonnes conditions, avec les bonnes mains, et sans précipiter quoi que ce soit.

Et plus vite nous arrivons à relancer la production, plus vite nous pourrons vous proposer ce qui attend dans les cartons : la collection de chaussures d'été et les nouveaux modèles de sacs que nous avons hâte de vous montrer.

 

Aujourd'hui, ces pièces sont à nouveau disponibles en pré-commande. Chaque commande finance directement la relance de notre production.

Découvrir les pré-commandes

Vous pouvez aussi nous aider en offrant une carte cadeau ou en parlant de nous autour de vous.

 

Nous aurions aimé vous écrire dans un autre contexte. Mais c'est celui-ci qui est le nôtre aujourd'hui.

Bihotz existe parce que vous existez. Et aujourd'hui plus que jamais, c'est grâce à vous que la suite s'écrira.

Merci d'être là, depuis le début ou depuis peu. Cela compte plus que vous ne l'imaginez pour nous.

Céline

et toute l'équipe Bihotz